Éditorial
Quelle aubaine!
Dans l’éducation, cette inaction se traduit par une absence quasiment totale de prise en compte des effets du confinement sur la scolarité des élèves, vu le peu de moyens supplémentaires alloués à cette rentrée. Pour Blanquer, ce problème a été réglé grâce aux « vacances apprenantes », ce qui peut au mieux prêter à sourire.

Sur le plan sanitaire, tout le monde se rend compte de l’incohérence des mesures prises et du décalage avec le discours tenu à la tête de l’Etat. Le cadre flou au niveau national aboutit à des mesures très disparates entre les écoles et entre les établissements, et parfois à des décisions aberrantes comme l’interdiction pour certaines élèves de manger à la cantine. Le manque de coordination est flagrant en particulier dans les Hauts-de-Seine, où la direction académique n’a visiblement pas pris ses responsabilités. La tâche de faire fonctionner le service public d’éducation dans des conditions dégradées repose totalement sur les personnels, sans aucune contrepartie pour eux.
Pendant ce temps-là, Blanquer allume un contre-feu en soutenant les injonctions sexistes adressées aux filles sur leur tenue vestimentaire dans les établissements scolaires, déclarant qu’il « suffit de s’habiller normalement » et qu’il faut venir à l’école « habillé d’une façon républicaine ».
Nous le voyons, ce sont toujours les mêmes idéologies délétères à l’œuvre. Face à cela, il est urgent de restaurer largement nos capacités d’action et d’organisation collectives, en particulier sur les lieux de travail par l’organisation de réunions d’informations syndicales.
Maxime Pouvreau, secrétaire général
Sommaire du n°51
- Une dotation en postes toujours insuffisante dans le département… en particulier en cette rentrée !
- Les PIAL, une priorité pour l’école inclusive ? À d’autres !
- Injonctions contradictoires pour les personnels et les élèves : de qui se moque-t-on ?
- Lancement de la Collective académique


