Capture decran 17 10 2025 95341

Journal départemental n°66

Soyons à l’offensive !

Depuis des mois la situation internationale et française nous assomme, nous laisse désemparé·es et
en colère. Les massacres se poursuivent en toute impunité à Gaza car malgré la mobilisation, les
Etats refusent d’ouvrir les yeux sur la réalité d’un génocide qu’ils laissent perdurer. Israël refuse
toujours de laisser entrer l’aide humanitaire à Gaza qui est ravagé par la famine. Ukraine, Soudan,
Congo… l’année 2024 a battu le record de conflits armés depuis 1946, selon l’Institut de recherche
sur la Paix d’Oslo.


Parce que la paix, ce n’est pas l’objectif de nos dirigeant·es. Au contraire, les discours guerriers et le
volontés de militarisation – de la jeunesse notamment – se multiplient et constituent un des grands
arguments pour justifier l’austérité que l’on veut nous imposer. L’autre étant la dette de la France,
soudainement hors de contrôle et agitée comme une catastrophe imminente que nous devons
tous·tes travailler à éviter.


Tous·tes, sauf les plus riches et les grandes entreprises qu’il ne faudrait surtout pas mettre à
contribution. Ce discours hypocrite est devenu insupportable pour une grande partie de la
population précarisée par le gel des salaires et la casse des services publiques.
Finalement, tout cela a fait déborder la colère et fait émerger un mouvement contestataire venu de
la base, à même de déstabiliser ce gouvernement. Le mouvement du 10 septembre, d’abord sujet à
méfiance, a débordé ses origines douteuses pour devenir une mobilisation massive et large. La chute
du gouvernement Bayrou programmée pour le 8 septembre n’y a rien changé. Peut-être espérait-il
éviter l’embrasement – c’est un échec. Nous ne nous y sommes pas trompé·es : remplacer la tête ne
change rien au corps, au projet de fond d’un capitalisme qui ne fait qu’appauvrir la population pour
engraisser les puissant·es.


La CGT était au rendez-vous de ces mobilisations, avec des appels à la grève, des piquets, des AG, des
rassemblements… Et une deuxième date de grève proche comme perspective de poursuite de la
mobilisation.


Dans notre secteur aussi les raisons de se mobiliser sont fortes en cette rentrée : pour exiger
l’abandon du parcours en Y au lycée pro et des groupes de besoins au collège, contre les fermetures
de classe arbitraires et tardives, pour la création d’un statut pour les AESH et de réels moyens alloués
à l’école inclusive que l’arrivée des PAS dégrade encore… Nous sommes en position de construire le
rapport de forces et de gagner sur nos revendications. Nous devons mobiliser dans nos
établissements, écoles et services pour ne plus subir mais être à l’offensive et arracher de nouvelles
victoires.

Edito et illustration : Lo Conche

Télécharger le journal n°66

Retour en haut