Macron entend faire basculer la France et l’Europe dans une économie de guerre et une politique belliciste et, dans cette optique, l’éducation et la jeunesse ne sont pas épargnées.
Du côté judiciaire, il y a l’obsession de Gabriel Attal pour la délinquance des jeunes à mater. La loi qu’il a portée et qui a été votée au Sénat en mars durcit la répression des mineurs – notamment en instaurant la possibilité de comparution immédiate dès 15 ans – et de leur famille, dans une logique autoritariste glaçante.
Dans nos établissements, cela se traduit par la fouille des sacs, la vidéosurveillance, le déploiement de la BRS (Brigade Régionale de Sécurité)… La réponse aux violences est avant tout punitive.
Cette mise au pas transparaît également dans les priorités du ministère et de la région : le SNU, enterré pour son coût budgétaire absurde, est de nouveau en discussion, tout comme l’expérimentation de l’uniforme que Pécresse entend introduire dans les lycées de la région parisienne. Comment cela peut-il être le choix fait pour l’utilisation des ressources limitées allouées à l’éducation, quand ces lycées tombent en ruine, quand les heures alloués aux établissements diminuent sans cesse ?
La jeunesse n’a pas besoin de plus d’autorité et de discipline, mais de conditions d’enseignement dignes et propices à son émancipation. Et par-dessus tout, la jeunesse n’a pas besoin de la guerre, dont elle sera la première victime. Quand Macron parle d’envoyer des troupes sur le sol ukrainien, il ne compte certainement pas y aller lui-même. Nous devons combattre à tout prix ces rhétoriques va-t’en guerre, faire de la paix un point central de nos luttes et rappeler que la guerre reste la pire chose qui soit.
Lo Conche, secrétaire général·e


