Encore des fermetures, une refonte du remplacement et déploiement des PAS
Alors que le gouvernement a renoncé à la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale pour la rentrée prochaine, le premier degré est quand même très fortement touché avec 219 fermetures de classes en prévision dans notre département contre seulement 119 ouvertures.
En ce qui concerne les remplacements, la DSDEN fait le choix opposé à celui fait il y a quelques années : les postes de brigades départementales sont renforcés, au détriment des postes de titulaires remplaçant·es de circonscription avec la création de 20 postes supplémentaires par rapport à ceux supprimés. Cela pourrait sembler être une bonne nouvelle, mais nous craignons que ces postes ne soient pas pourvus, comme c’est déjà le cas d’une partie cette année. Pas sûr que cela améliore les conditions de remplacements !
Enfin, le 92 sera le département test de l’académie pour le déploiement de 17 Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS). En remplacement des Pial, les PAS, co-pilotés par un membre de l’Éducation nationale et un personnel médico-social, apporteront une première réponse aux besoins des élèves, en terme d’équipements et de moyens humains. L’Éducation nationale, qui finance ces moyens sera également celle qui les prescrit ! Les familles auront toujours la possibilité de saisir la MDPH ensuite si la réponse donnée par le PAS n’est pas satisfaisante, mais les familles les plus précaires feront-elles ces longues démarches supplémentaires ? Pour nous, cette mesure sera source d’inégalités.
Mobilisation à Gennevilliers contre la carte scolaire et pour l’entrée en REP du réseau Pasteur
Encore une fois, la ville de Gennevilliers est particulièrement touchée par les fermetures de classe, avec le niveau record de 17 fermetures pour une seule ouverture sur l’ensemble des écoles de la ville. Pourtant, l’ensemble de la ville est en éducation prioritaire (REP et REP+) ou devrait l’être. C’est pourquoi, les enseignant·es et les parent·es de Gennevilliers, organisé·es en collectif, demandent que la petite baisse d’effectif sur la ville permette d’alléger les classes. Au lieu de ça, toutes ces fermetures ne laissent place à aucune souplesse, pourtant utile pour répondre au plus près des besoins éducatifs des élèves, notamment pour celleux en situation de handicap.
De plus, comme ailleurs, quasiment toutes les écoles de la ville sont touchées par des problématiques de non-remplacement, même pour de longues périodes. Ce qui oblige les collègues à accueillir des élèves en plus dans leur classe, tous les jours durant plusieurs semaines dans certains cas ! Avec des effectifs réduits, l’impact de ce dysfonctionnement institutionnel sur les écoles serait amoindri.
Enfin, les équipes et familles du réseau Pasteur demandent au plus vite l’entrée en éducation prioritaire de celui-ci. En effet, le collège Pasteur voit son IPS baisser d’année en année, se situant désormais au niveau des IPS les plus bas des collèges en REP du 92. Il compte, dans son secteur, le quartier des Agnettes, un des plus pauvres de la ville et du département.
Nous participons activement à cette mobilisation qui passera par des réunions d’information, des journées de grève et des journées « éducation morte ».


