Interpro – Une UD dans la lutte, lancée sur de bons rails

Premier syndicat CGT du département en nombre d’adhérent·es, la CGT Éduc 92 s’est investie dans le congrès de l’UD en y mandatant 13 délégué·es, auxquel·les s’ajoutaient 4 délégué·es issu·es de la direction sortante. Au cours du mandat écoulé, les liens entre notre syndicat et l’UD se sont resserrés et nous avons davantage participé à l’activité interpro. Cela a été rendu possible par une volonté, à la tête de l’UD, d’aller de l’avant en développant des pratiques démocratiques et un syndicalisme de lutte. Le rôle de l’UD dans la lutte des femmes de chambre de l’hôtel 1ère Classe de Suresnes a notamment été souligné lors d’un moment marquant du congrès autour des luttes de femmes. Le congrès a aussi été lancé par la victoire des salarié·es de Geodis qui ont obtenu des augmentations substantielles de salaire après trois semaines de mobilisations. Dans cette lutte, comme dans d’autres au cours du mandat écoulé, l’UD a été en soutien aux grévistes en popularisant la caisse de grève lancée par le syndicat CGT de Geodis et en faisant le lien avec l’union locale de Gennevilliers.

Ce bilan très positif a été unanimement salué lors du congrès à travers de nombreuses interventions et des votes très nets. Le document d’orientation a, lui, été validé à 100% des voix ! C’est encourageant pour la suite. Il reste à multiplier les forces militantes sur lesquelles repose l’UD pour qu’elle consolide son rôle, au service des luttes, des syndicats et des salarié·es du 92.

Maxime Pouvreau

Impression de congressiste

Du 12 au 14 mars, j’ai participé à mon 1er congrès interprofessionnel de l’UD 92, un moment riche d’échanges, de débats, de fraternité. Cela a été l’occasion d’entendre les témoignages des camarades en lutte. Celui de Kande Tounkara de l’hôtel 1ère classe m’a particulièrement touchée. Avec ses camarades de l’hôtel, elles sont en grève depuis plus de 6 mois, afin d’obtenir une augmentation salariale pour simplement vivre dignement. Depuis 6 mois, elles n’obtiennent qu’indifférence, mépris, et menaces de la part de la direction, parce que femmes, parce qu’issues de l’immigration…
Depuis 6 mois, leurs vies sont bouleversées, malgré cela elles continuent la lutte. Bravo à elles, bravo camarades !

Lors des 3 jours de débats, les congressistes ont réaffirmé leur volonté de lutter contre toutes les formes d’inégalités et de discrimination. C’est dans ce contexte qu’un amendement a été proposé par notre syndicat concernant la lutte contre le validisme. J’ai été très contente de pouvoir le défendre, sujet qui me tient particulièrement à coeur pour des raisons personnelles et professionnelles. Lutter contre la mise à l’écart des personnes handicapées et de leurs proches fait partie intégrante de nos luttes. Il est primordial pour la CGT d’être à leur côté pour faire entendre leur voix et leur donner enfin la possibilité de s’autodéterminer. Chaque humain a le droit à une vie digne, respectée et qui ne dépend pas de l’injonction d’être utile dans un monde capitaliste.

Mais participer à ce congrès, c’est aussi tous les échanges et rencontres dans les moments informels : les repas, les pauses… Et cela fait du bien d’échanger avec les camarades qui luttent pour un monde juste et humain. Ce 1er congrès a été pour moi un moment très fort qui réaffirme le besoin du collectif, de la solidarité et particulièrement en ces temps politiques inquiétants.
Je tiens vraiment à remercier le syndicat qui m’a permis d’être présente et tous·tes les organisateurs·rices et participant·es de ce congrès.

Valérie Barbet, MDPH de Nanterre

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