Si vis pacem para… pacem
Le cessez-le-feu à Gaza aura été de bien courte durée, l’armée israélienne ayant déjà fait plus de 1000 nouvelles victimes civiles en quinze jours après le 18 mars. Tout en bombardant également le Liban et la Syrie, elle mène aujourd’hui des « opérations terrestres » à Gaza qui se traduisent par un réel nettoyage ethnique, selon le plan de Trump assumé par Netanyahou. Voilà ce que donne la paix selon Trump, lui qui se vantait de pouvoir mettre fin à la guerre en Ukraine en 24h. Là-bas non plus peu d’espoir est permis car le sort des populations locales ne compte pour rien face aux intérêts économiques et stratégiques des divers impérialismes.

En Europe, la réaction à la politique nationaliste américaine est la militarisation. Partout, les dépenses militaires explosent pour tenir son rang dans le rapport de forces entre les nations. La France n’est pas en reste avec Macron qui se rêve en chef de guerre pour tenter de sauver la fin de son mandat. La CGT Éduc’action 92 dénonce cette fuite en avant militariste qui est incompatible avec une démarche de paix, pourtant proclamée par l’UE depuis sa création.
Pour le gouvernement français, la « menace russe » est un prétexte à l’austérité. À entendre Bayrou, l’abrogation de la réforme des retraites, pourtant réclamée par une large majorité de la population, serait pure fantaisie. Dans la Fonction publique, le gouvernement a dû reculer sur le passage à 3 jours de carence mais les arrêts maladie ne sont plus indemnisés qu’à hauteur de 90% dorénavant et le point d’indice reste gelé.
Dans notre département, les suppressions de postes sont nombreuses dans l’Éducation nationale, aussi bien dans le 1er degré (voir page 3) que dans le 2nd degré avec un solde de – 42 postes. Mais rassurons-nous, le rectorat a trouvé la solution à la crise de recrutement : organiser des micro-trottoirs avec les lauréat·es des concours ! Avec une telle politique, Versailles n’aura aucun mal à maintenir sa position d’académie aux plus forts effectifs par classe en France métropolitaine.
C’est par la lutte que nous pourrons mettre fin à cette politique et faire réellement bouger les choses en faveur d’une école émancipatrice. À Gennevilliers, une lutte s’organise pour le mois de mai (voir page 3). Au niveau national, la journée de grève du 13 mai dans la Fonction publique doit nous permettre d’élever le rapport de forces.
C’est enfin par la lutte des personnels du collège André Doucet de Nanterre, avec le soutien de RESF et de la CGT Educ 92, qu’une solution d’hébergement a pu être trouvée pour un élève ivoirien mis à la rue par le Conseil départemental après une remise en cause par la justice de sa minorité. Le combat continue pour un hébergement pérenne !
Maxime Pouvreau, secrétaire général
Illustration : Lo Conche
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